Nantes - Grenoble : gagner pour s'envoler
Pour venir à bout des Isérois, et s'envoler ainsi vers la Ligue 1, les Canaris pourront compter sur leur meilleur réalisateur : Nicolas Goussé. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
Invaincus depuis quatre journées, les Canaris (3es), privés du trio Bagayoko-Da Rocha-De Freitas, vont tenter d'écarter définitivement Grenoble (5e) du podium lors de cette 27e journée. Et se rapprocher ainsi de la L1. Tournant, donc, à bien négocier.
Depuis quelque temps, force est de constater que les Canaris, même en jouant après les autres, se « frisent les moustaches ».
Et pour cause, leurs poursuivants immédiats, et notamment Bastia et Clermont, piétinent sérieusement. Ainsi, le FC Nantes, qui enregistre le retour de Tony Heurtebis dans les buts, compte-t-il toujours dix longueurs d'avance sur les Corses (qui accusent il est vrai un match en retard à Reims) et treize sur les Auvergnats. Les Grenoblois se glissant entre ces deux formations avec quarante-et-une unités au compteur. Soit onze de moins que les Jaune et Vert !
« On peut marquerun grand coup »
« Si on l'emporte, estime Michel Der Zakarian, on les laissera à quatorze points. Ça ferait une bonne marge. » C'est le moins que l'on puisse dire. « On aurait fait un grand pas », reconnaît même le technicien en chef. Vous l'aurez remarqué, l'ex-doyen de l'élite commence à évoquer la L1...
En bons mathématiciens, ses hommes sont bien conscients de l'importance du rendez-vous de tout à l'heure. « C'est un tournant, affirme tout de go Nicolas Goussé. On se doit de prendre trois points. On peut marquer un grand coup. »
Yoann Poulard ne dit pas autre chose. « Un succès condamnerait les Grenoblois. On mettrait également un coup sur la tête des Bastiais. C'est une soirée très importante. »
« Ils n'ont pas oublié »
Pour cela, c'est une Lapalissade, les Nantais, sans De Freitas ni Da Rocha, devront montrer un (bien) meilleur visage que celui affiché devant Libourne (2-2), il y a dix jours.
« Ce jour-là, on s'est raté, ne cache pas le même Poulard. Pour ce deuxième match d'affilée à domicile, on n'a pas trop le droit de passer à côté. Je pense qu'on sera un peu plus concerné. C'est peut-être plus facile pour nous de jouer contre des équipes de haut de tableau que du bas. »
Un vilain défaut qui n'a pas échappé à « Der Zak ». « Face à de tel adversaire, il y a, non pas une forme de suffisance, mais un relâchement. On croit que ça va se faire facile... »
En tout cas, ses protégés, pour signer un seizième succès - il n'en manquerait dès lors plus que quatre -, seraient bien inspirés de prendre exemple sur leur brillante performance de l'aller (3-0).
« Ce fut l'un de nos meilleurs matches, résume Nicolas Goussé. Très réalistes, on avait bien défendu. Ils vont avoir à coeur de se rattraper. Ils n'ont pas oublié. »
Jean-Yves Queignec
Presse-Océan