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Le bilan des soldes est maussade. Les commerçants espèrent améliorer les ventes pour la nouvelle collection. : Photo POLes raisons ? « Les gens n'ont pas le moral. Ils font attention. Le pouvoir d'achat joue bien sûr un rôle » explique Laure Racineux, vendeuse dans une enseigne de vêtements, avenue de la République. « Les gens préfèrent peut-être mettre leur argent dans la décoration, dans les voyages ou les vacances » poursuit Pauline Doré, vendeuse à Esprit.
Autre cause, le temps n'a pas été très ensoleillé. Les clients achètent davantage quand il fait beau. Cette année, le soleil n'a pas élu domicile de manière permanente. Du coup, les ventes s'en ressentent. « Les touristes sont peu présents. Si les étrangers consomment, ça ne compense pas les chiffres » évoque Sophie Noto, responsable du magasin New Yorker.
Effet Ruban Bleu ?
Les commerçants du Paquebot perçoivent bien sûr la concurrence du Ruban Bleu. « On a eu une perte. Mais ça aurait pu être pire » relativise Manuella Lenendre, vendeuse à Jennyfer. Pour d'autres enseignes comme Camaïeu, il y a une perte de trafic. « On n'a pas le même positionnement. On se concentre sur la femme moderne alors que le Ruban Bleu cible les adolescentes. Le problème, c'est la perte d'attractivité en ville. Le stationnement payant et le développement du centre commercial de Trignac rajoutent des difficultés », explique Lucie Roland, responsable adjointe.
Tout le monde trinque
Même la nouvelle zone commerciale du Ruban Bleu a connu des jours sans... clients. Le manque de signalétique permettant aux touristes de mieux repérer les magasins et le manque de communication sont les deux principaux arguments qui reviennent à la bouche des responsables de boutiques. « On aurait dû attirer plus que les autres. Et on n'a pas su le faire » poursuit Vincent Mercier, le propriétaire de Street Wave et d'IKKS. « Résultat : on a moins 10 % sur nos objectifs » continue-t-il. Le démarrage était plutôt bon. Les deux premières semaines, les clients étaient attirés par les nouvelles marques. Mais l'effet s'est vite essoufflé.
Stéphanie Leborgne