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L'impressionnante descente de police à la Bernardière, hier matin, a permis d'interpeller trois suspects et de mettre la main sur une vingtaine de fusils. : Photo DRFace à face armes au poing
En arrivant au coeur de ce quartier, les deux équipages de la Bac (Brigade anticriminalité), soit six fonctionnaires, ont été pris à parti.
Tout d'abord, par un homme qui a surgi un fusil à la main, obligeant les policiers à dégainer leurs armes. Le face-à-face a été aussi tendu que bref, une femme étant parvenu à raisonner l'homme au fusil. Mais très rapidement, un autre homme, au volant d'un camion, a délibérément foncé sur les fonctionnaires. Ces derniers ont évité de justesse l'engin lancé contre eux, en plongeant à terre.
Le GIPN et une demi-compagnie de CRS
Devant cette hostilité, les policiers avaient décidé de se replier.
À leur retour au commissariat, ils ont déposé une plainte pour menace et violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Et hier matin, ils sont quatre-vingt-dix, parmi lesquels une demi-compagnie de CRS et le GIPN de Rennes (Groupe d'intervention de la police nationale) qui ont fait le déplacement. « Toutes ces précautions sont nécessaires dès lors que l'on intervient dans un espace clos, face à des individus armés », justifie un policier.
Des faits partiellement reconnus
L'intervention s'est déroulée dans le calme. Trois suspects, des hommes, ont été interpellés. L'un, âgé de 17 ans, est soupçonné de vol de scooter. Un autre, âgé de 38 ans, est suspecté d'avoir menacé les policiers avec un fusil, tandis que le dernier est soupçonné d'être celui qui conduisait le camion. Lors des perquisitions menées à leurs domiciles, une vingtaine de fusils ont été saisis.
Placés en garde à vue, les trois individus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, tout en les minimisant.
Par ailleurs, une procédure a été lancée pour vérifier la légalité de certaines constructions du quartier.
Antoine Garnier