SFR va supprimer 76 postes à Nantes
Le site de Saint-Herblain doit trouver 76 départs volontaires. Conséquence de la suppression nationale de 450 postes chez SFR d'ici un an.
Pas un plan social. 76 départs volontaires à trouver d'ici une année... ou davantage. La direction régionale de l'opérateur téléphonique SFR doit payer son lot à la nouvelle organisation issue du rapprochement avec Cegetel. Près de Nantes, à Saint-Herblain, ce sont 550 personnes qui travaillent sur différents postes : services clients pour SFR entreprises (200 personnes environ), commerce SFR (200 personnes), activités techniques ou de support comme le passage des commandes (150 personnes). « Nous savions que ces métiers liés au maintien des réseaux auraient besoin d'évoluer, précise Isabelle Simon, directrice des relations régionales SFR Ouest. Le rapprochement avec Cegetel nous a poussés à regrouper ces activités techniques sur Paris ou Lyon. » Le 30 juin, le projet d'organisation a été présenté en comité central d'entreprise. « L'équipe à Rennes n'est pas touchée par cette réduction nationale de poste qui englobe 450 personnes sur 10 000 », souligne Isabelle Simon.
Suppressions et embauches en même temps
Trois possibilités vont s'ouvrir aux personnes qui seront volontaires : des transferts vers Lyon ou Paris pour rester dans le même métier ; des orientations vers d'autres professions pour ne pas quitter Nantes ou aller à Rennes ; ou avoir un projet personnel et quitter SFR. Cette réorganisation ne remet pas en cause les autres embauches à Nantes sur les activités non touchées. « Nous recrutons en général une centaine de personnes par an. »
Le 27 juin, cinq syndicats sur six ont signé un plan de gestion des carrières et des compétences, qui englobera aussi ces départs volontaires. « Nous prendrons le temps de le faire pour trouver des solutions à chacun », assure la directrice des relations régionales.
Mais l'UNSA n'a pas souhaité signer sans connaître avant le nombre de départs concernés. La CFDT, syndicat majoritaire, a dit oui pour le plan de gestion des carrières « pour assurer une base minimum de négociation sauf que nous sommes aujourd'hui sous le choc de l'annonce comme l'ensemble des salariés, avoue Pierre Pernet, délégué CFDT. Ce n'est pas 450 postes nationalement mais 800 profils qui vont évoluer, avec 370 nouveaux recrutements à intégrer. »
Élisabeth BUREAU.
Ouest-France