Le FC Nantes
Vendée Globe
Le Zénith de Nantes
La rénovation des quartiers ouest et l'urbanisation à Saint-Nazaire
Quel avenir pour la base sous-marine ?
Urbanisation de Saint-Nazaire : stop ou encore ?
Votre sentiment sur le Ruban bleu ?
Julien Doré
MSC Fantasia, un petit tour et puis revient
Yacht Octopus : galerie photos
Vos photos
Co-location













Dans ses archives, Annick a tout gardé. Coupures de presse, affiches, tracts [...]. La mémoire d'un mouvement de contestation tenace pour faire barrage au nucléaire. : Photo NDLe Pellerin, Plogoff, le Carnet... Annick Bruneau a été de tous les combats pour faire barrage aux centrales nucléaires. Alors sa présence au Carnet (à Frossay), ce samedi après-midi, était une évidence. « Avec Sarkozy, il y a des risques. C'est un véritable VRP du nucléaire », lance l'enseignante en retraite qui n'a rien perdu de sa verve militante. Bien sûr, hier, ils n'étaient qu'une grosse centaine à répondre à l'appel des associations, Greenpeace en tête. Loin des mobilisations passées, des 40 000 manifestants venus faire la chaîne humaine le temps d'un week-end, sur ce même site du Carnet. C'était en 1997.
Rester vigilants
Pour autant, Annick estime qu'une nouvelle mobilisation est « toujours possible ». « On est là pour réveiller les consciences sur les projets d'EPR », explique cette rezéenne aux côtés de Bernard Courbot, militant de Greenpeace et « camarade » des luttes passées. « On sait que EDF veut implanter un nouveau réacteur EPR quelque part en France », ajoute ce dernier. « Alors on reste vigilants face à une technologie qui n'est pas fiable et dangereuse ».
Des coups tordus
Annick Bruneau sait que « rien n'est jamais gagné ». Elle est aussi venue partager son expérience avec les jeunes présents hier. « Je suis très heureuse de voir des jeunes sensibles à cette question », dit-elle. « Je veux surtout leur dire de ne jamais baisser la garde. On nous a fait tellement de coups tordus. Il faut se rappeler qu'au début des années 80, le projet du Pellerin n'était même pas abandonné que celui du Carnet sortait des cartons ».
« Boucler le dossier »
Une évidence. La lutte contre le nucléaire, ici et ailleurs, n'a rien d'un combat d'arrière-garde. « Quand on voit les incidents qui se produisent en France, comme à Tricastin, il y a vraiment lieu de s'inquiéter ».
Au Carnet, les militants antinucléaires attendent qu'EDF rétrocède la centaine d'hectares aux communes, « histoire de boucler le dossier définitivement ». Sans quoi, ils promettent de nouvelles mobilisations.
Et Annick a une certitude, elle en fera partie.
Nicolas Dahéron