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La vedette SNSM du Croisic « Pierre Robert Graham » a participé aux recherches du disparu mercredi soir. : Archive POApparemment, ces trois amis de La Chapelle-sur-Erdre, partis pêcher, étaient en train de manger quand une déferlante a secoué le canot, sans même le retourner, les faisant tous trois tomber à l'eau. Et à ce moment précis, ils ne portaient pas de brassière de sécurité. Or, les deux victimes ne savaient pas nager... « La vague est arrivée au mauvais moment », commente Daniel Guillou.
Une onde qui bute sur un mur de 35 m
Par ailleurs, le président de la Société nationale de sauvetage en mer du Croisic, rappelle que la navigation sur le Plateau du Four peut être dangereuse. « Entre Belle-Ile et le Four, il y a 35 mètres de fond. Quand on arrive au Four, il peut y avoir zéro mètre. Alors imaginez une onde qui vient buter sur un mur de 35 mètres, ça provoque inévitablement un choc et, de là, des déferlantes. La houle qui arrive sur les plateaux rocheux, c'est toujours dangereux ».
« Avec une brassière, on flotte »
La vague ne doit pas être forcément haute pour être dangereuse. Surtout quand l'embarcation est un pneumatique, où les passagers sont assis sur les bords, à quelque 40 centimètres de l'eau : le déséquilibre vient d'un rien.
Mais ce dont le sauveteur en mer est certain, c'est qu'avec un gilet, les deux hommes auraient eu la vie sauve, « parce qu'avec une brassière, on flotte ».
M.C.