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Seulement, l'homme a ses faiblesses. Il se laisse vite distraire. L'inconscient, Sigmund Freud en parlait mieux que les joueurs de Michel Der Zakarian. Le sportif a aussi le sens des priorités. Il distingue aisément l'accessoire, le secondaire du primordial et décisif. La pression est son stimulant. Vendredi soir, il ne courait après rien de capital. De plus, contrairement à son grand frère de L1, il n'avait pas les caméras de Canal Plus pour le couvrir accessoirement de lumière ou répertorier à la France du football ses largesses. Il n'a pas souillé pour autant l'éthique. Il n'est pas entré davantage sur la pelouse de la Licorne avec l'intention de lever le pied. Il s'était d'ailleurs répété qu'il pourrait passer une soirée galère, pour reprendre les termes de Yoann Poulard, s'il rêvassait face à Amiens. Il a tout bonnement oublié de jouer pendant une demi-heure. Le temps d'encaisser deux buts insurmontables. « On a été dominés dans l'envie, résumait parfaitement Guillaume Moullec. Nous étions un peu démobilisés. Il faudra prendre plus au sérieux le match contre Guingamp afin de faire plaisir à notre public. »
Stefan Babovic pose questions
Une fois constaté les dégâts occasionnés, il a d'ailleurs repris le fil de sa pensée pour faire pratiquement jeu égal avec son adversaire. L'envie manifestée par certains - comme Olivier Thomas - a rappelé que cette fin de saison pouvait servir à une partie de l'effectif de Michel Der Zakarian pour se mettre en lumière et se trouver une porte de sortie. Une accession étant toujours flatteuse sur un CV. Le détour par La Picardie a également mis en avant l'absence de véritables leaders ou de guides au sein de ce groupe, et ce depuis la blessure de Frédéric Da Rocha. Les forfaits conjugués du capitaine, de Jean-Jacques Pierre, de Nicolas Goussé et de Thomas Dossevi doivent bien sûr atténuer la portée de l'appréciation collective. Pour autant, cette défaite a laissé transpirer ou confirmé les difficultés que les Nantais peuvent rencontrer dans l'axe quand Jean-Jacques Pierre ne peut tenir sa place. Le débat sur le réel niveau de Ricardo Faty continuera d'alimenter la chronique dans la perspective de la L1.
Quant à Stefan Babovic, sa présence sur le terrain a confirmé qu'à l'heure actuelle, le jeune Serbe pouvait plus aisément dérégler la mécanique nantaise que la mettre sur les bons rails. Michel Der Zakarian avait mis la petite merveille des Balkans juste derrière le duo Bagayoko-Djordjevic. En le maintenant pendant 90'sur le terrain, les deux co-entraîneurs ont placé ses supporters devant l'évidence. « Il dispose d'un bon dribble et d'une bonne vision du jeu, se montre très facile avec le ballon, qu'il a d'ailleurs tendance à trop conserver vu sa facilité technique. Il gagnerait à le libérer plus vite mais aussi à prendre du volume. Boban jouait plus vite et Prosinecki disposait d'une meilleure vision du jeu. » Le jugement était la propriété de Wladimir Kovacevic, l'ancienne gloire du Partizan Belgrade et FC Nantes. Cinq mois ont passé, la L1 approche à grands pas et il demeure en tous points exacts.
Christophe DELACROIX.
Déplacement à Reims. Le FCN organise un déplacement à Reims (le 16 mai à 20 h 45) pour la dernière journée du championnat. Les réservations seront possibles à compter du mercredi 7 mai, à La Jonelière. Prix : 20 € (aller-retour en car et place de match).
Retour mercredi. Le billet pour la L1 en poche, la venue de Guingamp programmée seulement le lundi 12 mai, les Canaris bénéficient de trois jours de repos. Le retour à La Jonelière est prévu mardi matin.
Le FCN a déjà choisi Alain Perrin pour lui succéder.
Ouest-France