Ligue 1 : Après le Maroc, le FC Nantes reprend à bloc
Georges Gacon, le préparateur physique, n'a pas travaillé dans des conditions optimales au Maroc. « Je ne m'attendais pas à des conditions aussi précaires. J'ai pris le train en route. Le stage était prévu de longue date, mais j'ai adapté mon programme. » : L.F.
Ligue 1. Les Canaris rentrent ce soir du Maroc. Ils retrouveront la Jonelière demain matinavant de mettre les bouchées doubles dès mercredi.
SALÉ (de notre envoyé spécial). Dès demain, les Jaune et Vert retrouveront un cadre qui leur est familier. Celui de la Jonelière où ils pourront de nouveau fouler des aires de jeu plus en rapport avec leurs exigences. La parenthèse marocaine sera alors définitivement refermée. Ils bénéficieront à nouveau de conditions optimales pour suivre le programme concocté par Georges Gacon.
Le préparateur physique ne dissimule pas sa satisfaction. « Au Maroc, je ne m'attendais pas à travailler dans des conditions aussi précaires. J'ai pris le train en route. Le stage était prévu de longue date, mais j'ai adapté mon programme et on a respecté le plan de travail. »
Après la plage, tourner la page
Le cadre somptueux de l'hôtel Amphitrite Palace contrastant singulièrement avec les conditions d'entraînement des Canaris, Georges Gacon n'avait de toute façon pas prévu d'axer les séances sur le travail foncier au pays de Mohamed VI. C'est pourtant au Maroc que le staff nantais s'est retrouvé confronté aux blessures sans gravité apparente de Stefan Babovic, Ibrahim Tall, Frédéric Da Rocha et Jean-Jacques Pierre.
Le cas de Jérôme Alonzo relevant davantage du fait de match, le préparateur physique ne veut pas établir de lien de cause à effet avec l'exil marocain. « À part des problèmes de déshydratation, il n'y avait pas de risque à séjourner au Maroc. On ne peut pas attribuer ces blessures au travail. C'est simplement de la malchance. »
Les Nantais ne sont toutefois pas restés les bras et les jambes croisés dans leur palace. « Au Maroc, le thème, c'était la vitesse. On a profité de la plage, même s'il ne fallait pas en abuser car cela peut se révéler agressif pour les tendons. Si nous étions restés plus longtemps à Skhirat, la situation aurait été un peu plus compliquée. » Après la plage, il faut tourner la page. Car le programme des réjouissances risque de déclencher quelques grimaces sur les visages nantais. « Cette semaine, on va travailler l'explosivité. Les joueurs vont enchaîner les efforts sans bénéficier de trop de temps de récupération. »
Les Canaris sont prévenus. Pour être au point le jour J, ils mettront leurs glandes sudoripares à contribution. Georges Gacon apprécie de travailler avec un groupe réceptif. « Les joueurs ont compris la méthode. Ils se rendent compte que le programme qui leur est proposé est cohérent. Je leur tire un coup de chapeau car j'en connais d'autres qui n'auraient pas montré la même implication. » Leur investissement sera mis à l'épreuve cette semaine.
Loïc FOLLIOT.
Ouest-France