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La rénovation des quartiers ouest

Édition du mercredi 02 mai 2007

Les guêtres Kahena prêtes à se lancer

En plein coeur de la zone franche, Nathalie de Angelis a créé sa propre collection de guêtres. Une tendance mode qu'elle aimerait bien faire descendre dans la rue.

« Depuis quatre ans, on dit que c'est tendance, mais on ne porte des guêtres que dans les défilés de mode. » Nathalie de Angelis aimerait bien en voir dans la rue. C'est en découvrant ce petit plus vestimentaire lors d'un défilé de Galiano, voici quatre ans, qu'elle a décidé de créer sa propre société de fabrication de guêtres, Kahena. Du nom d'une reine berbère du VIe siècle qui avait su rassembler tous les clans pour lutter contre l'envahisseur. Du double symbole, l'origine des guêtres portées par les guerriers et l'image de la féminité, Nathalie de Angelis a surtout gardé le second pour créer sa collection, en n'utilisant que de la matière noble, « du beau cuir et du tissu de qualité ».

Depuis août 2006, elle a posé ciseaux et machine à coudre à Saint-Nazaire, « une ville qui nous fait rêver, moi et mon mari », pour tenter de développer son entreprise. « Mon idée de départ était de vendre directement aux boutiques. Pour cela je faisais tous les salons de prêt à porter, mais ça n'a pas marché comme je le souhaitais. D'où ma décision de viser la vente directe en créant une boutique en ligne sur mon site Kahena.net et en partenariat avec des artisans sur un autre site, Cailloubaton.com. » Elle reconnaît toutefois qu'il n'est pas facile d'être en même temps « créateur et commerçant ».

En arrivant à Saint-Nazaire, Nathalie de Angelis a pu bénéficier des avantages de la zone franche, demeurant sur son territoire. Elle portait beaucoup d'espoirs. « En m'installant, je voulais créer un atelier et embaucher des personnes résidant sur le territoire de cette zone. Ce serait possible, il y a ici le potentiel humain avec sans doute beaucoup de femmes qui font de la couture. Je n'ai pas besoin de personnels hautement qualifiés, il suffit de faire marcher une machine à coudre, je ne fais pas dans le haut de gamme ». Mais voilà, pour cela il lui faudrait un volume de commandes plus conséquent.

Mais elle ne désespère pas de faire sortir les guêtres dans la rue. « L'idéal serait de monter un atelier en faisant venir d'autres créateurs dans le domaine de la couture », avoue-t-elle. Une belle image de marque pour Saint-Nazaire. Et le rêve, peut-être, de voir la mode des guêtres lancée depuis les quartiers Ouest.

Ouest-France

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