Le canal de la Taillée retrouve du fond
Les pelleteuses travailleront tout l'été pour évacuer les vases accumulées depuis 40 ans.
Voilà 40 ans que le canal de la Taillée n'a pas été curé. Cet été, il retrouve sa profondeur. Brière et Brivet pourront s'écouler sans inonder les routes.
Le canal de la Taillée, qui sépare Donges de Besné et Prinquiau, et poursuit sa route vers La Chapelle-Launay et Crossac, permet l'écoulement d'une partie du marais de la Brière et de la rivière du Brivet. Depuis près de 40 ans, cet exutoire n'a bénéficié d'aucun curage et la vase s'y est accumulée sur une épaisseur de 70 à 80 cm. Les inondations des routes en 2001 ont permis de souligner la nécessité de creuser à nouveau ce canal, pour permettre l'évacuation de l'eau.
C'est pourquoi, en 2007, la partie du canal de la Taillée qui va dela Loire à Sem en Donges, soit six kilomètres, a été curée. C'est la Ddaf (Direction départementalede l'agriculture et de la forêt) quia été chargée par le Syndicat mixte du haut Brivet, d'exécuter ces travaux.
La suite du curage, concernant le tronçon allant de Sem jusqu'au Brivet, a commencé au mois de juin dernier, et s'achèvera à la fin du mois d'août. Deux pelleteuses sont à l'ouvrage quotidiennement et déposent les vases sur les rives.
Ces travaux sont financés à hauteur de 80 % par le conseil général et le conseil régional, le reste du coût incombant aux communes du bassin du Brivet. « La Taillée étant l'un des principaux canaux qui drainent l'eau du Brivet, il est primordial de reprendre ces méthodes ancestrales », souligne Vincent Miault, l'agriculteur élu à Donges, et délégué dans les instances gérant le fonctionnement du Brivet et de la Brière.
« Cette opération sera bénéfique pour l'écosystème. Ces travaux présentent cependant des risques de divagation d'animaux. Nous avons donc mené une information auprès des riverains et agriculteurs, qui sont invités à une rencontre à Sem, tous les mardis de l'été ».
Pour ce qui concerne le curage des douves, qui incombait à la commune et aux privés, une étude globale a été engagée par le syndicat mixte du Brivet afin de structurer les opérations qui ne pourront se faire que sur autorisation de la Ddaf.
Ouest-France