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Le Dr Joseph Le Cloirec et le professeur Jean-Louis Baulieu, organisateurs de ce symposium et le professeur Patrick Bourguet, de la société française de médecine nucléaire. Tous les trois ans, la société de médecine nucléaire de l'Ouest (600 médecins en France) organise une table ronde avec les autorités de tutelle de la santé publique. « C'est important de démontrer l'utilité de notre discipline », poursuit le professeur. Et de citer trois exemples efficaces de son application.
Faire jouer la concurrence
Dans le domaine neurologique, la maladie d'Alzheimer se développe rapidement. On estime qu'il y aura 1 million de malades en 2010 et le double en 2040. « La médecine nucléaire offre un diagnostic précoce et précis de la maladie et de son évolution. De nouveaux moyens mis en oeuvre permettent de bloquer le développement de cette maladie. »
En cardiologie, certaines catégories de patients doivent bénéficier d'un pontage s'ils ont une insuffisance coronarienne. « Là encore, l'imagerie de pointe permet de sélectionner les patients qui pourront tirer un réel bénéfice de la dilatation coronarienne. On sait désormais que dans certains cas, mieux vaut s'abstenir. »
Pour le cancer des ganglions (lymphome), l'examen permet un bilan d'extension initial de la maladie. « Nous pouvons désormais mesurer la réponse au traitement, constater une rémission ou passer rapidement à un autre traitement. »
Cette rencontre, organisée à La Baule, est un moment fort pour la profession et les autorités de tutelle. « On a fait la preuve de l'efficacité de l'imagerie. Nous devons maintenant changer les habitudes, informer les médecins et les patients. Il ne faut surtout pas hésiter à faire jouer la concurrence », ajoute le professeur. Le coût du traitement n'est pas forcément plus élevé pour cette technique essentielle du diagnostic et de la surveillance. » Rendez-vous dans trois ans pour une nouvelle évaluation.
Michel GODIN.