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: Jérôme FouquetAujourd'hui, zoom sur les six agrès de la gymnastique artistique masculine (GAM), tous plus spectaculaires les uns que les autres.
Le sol
Sur le praticable, carré de 12 m par 12 m, les gymnastes doivent allier la technique avec les séries d'acrobaties (sauts périlleux, vrilles,...) et l'élégance avec les passages chorégraphiques. Comme sur l'ensemble des agrès, les gymnastes doivent avoir une parfaite tenue du corps. Sans oublier la présence d'exercices de souplesse et d'équilibre, le sol représente certainement l'agrès le plus complet de la GAM.
L'homme à suivre : Dimitri Karbanenko
Le cheval d'arçons
L'art de l'équilibre ! La base des mouvements repose sur des rotations circulaires, dans le plan horizontal, en appui tendu. Les gymnastes doivent combiner vitesse, précision, force et continuité des actions pour réaliser la prestation parfaite. Un enchaînement de ciseaux (mouvements balancés avec croisement des jambes) est imposé. Le passage en cercles Thomas (jambes écartées) est très certainement celui le plus spectaculaire sur cet agrès, tout comme la sortie en appui tendu renversé.
L'homme à suivre : Pierre-Yves Bény.
Les anneaux
L'agrès de force par essence. Sur la première et la majeure partie de leur mouvement, les gymnastes mobilisent l'ensemble de leur corps pour réaliser des figures aussi difficiles que parfaites. Celles-ci doivent être marquées, au minimum, par une immobilisation de deux secondes pour être prises en compte par les juges. La célèbre croix de fer ou l'impressionnante « hirondelle » de Dany Rodrigues en sont les exemples parfaits. Ensuite un travail de mouvements balancés et d'immobilisations doit être réalisé avant une sortie acrobatique.
L'homme à suivre : Dany Rodrigues
La table de saut
Après avoir pris leur élan, sur une piste d'environ 25 mètres, les gymnastes prennent appel sur un tremplin pour prendre leur envol. Ils exécutent ensuite une impulsion brève et tonique, à l'aide de leurs membres supérieurs, sur la table de saut (anciennement saut de cheval) afin de réaliser une figure pleine de virtuosité, composée de rotations. La réception, comme à l'ensemble des agrès par ailleurs, doit être stabilisée. Dynamisme, rapidité et technique sont les principales qualités requises à cet agrès.
L'homme à suivre : Raphaël Wignanitz.
La barre fixe
Les gymnastes défient les lois de la pesanteur à 2,75 mètres du sol. Les mouvements à cet agrès sont principalement constitués de rotations autour de la barre. Les gyms effectuent des changements de mains constants pour réaliser les soleils (tour complet en rotation ventrale) ou les lunes (tour complet en rotation dorsale). Les lâchers de barre comptent parmi les éléments les plus spectaculaires de la GAM. Les sorties, pour le moins extraordinaires, combinent quant à elles des rotations, avant, arrière ou longitudinale.
L'homme à suivre : Dimitri Karbanenko.
Les barres parallèles
Un cocktail de travail au-dessus et en dessous des barres, avec des phases d'élan, de vol, d'équilibre et de maintien. Les principales difficultés se retrouvent dans les rotations que les gymnastes réalisent entre les barres, à l'image du double salto (saut périlleux). Les sorties, d'une amplitude maximale, tendent à être de plus en plus impressionnantes.
L'homme à suivre : Gaël Da Silva.
J.D.