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L'Angevin Émilien Chamaulte, avec une carte de 70, soit un coup sur le score idéal, a plutôt bien négocié le premier jour de l'Open de Nantes-Erdre. : Michel FraudeauPourtant, la formule n'en finit pas de plaire. « C'est vrai que 6 heures, c'est trop, fait valoir Jean-François Just, le directeur du tournoi, mais c'est la formule de notre Open qui veut ça. Et je constate que tout le monde en redemande, tous les ans. »
Émilien Chamaulte n'est pas de ceux-là, puisqu'il ne dispute que son second Open de Nantes, mais l'Angevin s'accommode des désagréments du Pro Am. « Un joueur comme moi a besoin de telles épreuves pour arrondir les fins de mois, mais aussi travailler les coups pour les appliquer en tournois. Ce n'est pas toujours plaisant, mais ici, à Nantes, je trouve ça assez plaisant et sympa. On est avec des gens qui savent jouer. »
Avec une carte (70) à moins 1 sous le par, l'ex-champion de France universitaire a des raisons de ne pas trop se plaindre. « Je n'étais pourtant pas très bien en début de parcours, avec un driving défaillant. Mais j'ai mieux drivé sur la fin. J'avais le souvenir d'un parcours plutôt facile. Et bien, je ne l'ai pas si commode que ça. »
À 31 ans, l'ex-joueur de Saint-Jean-des-Mauvrets et Anjou-Champigné a des raisons d'estimer que trop de parcours lui font de la résistance. « Je cours toujours après une victoire qui serait un déclic. L'an passé, à l'Open du Haut-Poitou, j'ai bien cru que ça se goupillerait bien. J'étais en tête à trois trous de la fin... et puis j'ai été battu. »
Question de jeu ? « Question de mental, plutôt, concède, avec lucidité Émilien Chamaulte. Je me mets trop de pression. J'ai trop d'attente par rapport à mon jeu. Je me fais aider par un coach. Je pense mieux maîtriser mes émotions, mais les résultats se font attendre. »
Après avoir quitté le circuit allemand et joué une dizaine de tournois de l'Alps Tour et 6 Challenge tour l'an passé, l'Angevin de racines et de coeur persévère. « Je vais me concentrer sur les tournois en France la saison prochaine. Mon objectif reste de décrocher un carte sur le circuit européen. Mais cela devient de plus en plus dur. »
Depuis qu'il est jeune père et qu'il a suivi sa compagne qui s'est rapprochée de sa famille en Alsace, Émilien Chamaulte avoue avoir une autre vision des choses. « Avant, ce n'était pas grave si je ne gagnais pas d'argent avec le golf. J'étais seul. Maintenant, je suis chargé de famille. C'est différent. »
Pour peu qu'il reste dans le peloton de tête de l'Open de Nantes-Erdre, à l'abord des 18 derniers trous de dimanche, Émilien n'aura pas fait le déplacement pour rien.
M. F.
Le FCN a déjà choisi Alain Perrin pour lui succéder.
Ouest-France