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L'investigation menée par des journalistes espagnols du quotidien Diaro 16 sur la nature du Groupe Antiterroriste de Libération (GAL) qui, entre 1983 et 1987, a commis plus d'une trentaine d'attentats contre l'ETA.
Une histoire vraie. Ou presque. A peine scénarisée pour les besoins du cinéma.
Ca se passe au Pays Basque au début des années 80, des deux côtés des Pyrénées. L'Espagne vient de se donner un gouvernement socialiste, un an après l'élection de François Mitterrand à l'Elysée. Felipe Gonzalez espère obtenir une collaboration de la France dans sa lutte contre le terrorisme des séparatistes de l'E.T.A. Mais bien au contraire ces derniers trouvent refuge dans l'arrière-pays pyrénéen. Ils deviennent la cible d'attentats de la part d'un mystérieux groupuscule baptisé G.A.L. le groupe antiterroriste de libération. Alertés par une taupe, deux journalistes enquêtent sur l'identité de ces meurtriers, dont ils découvrent les liens avec le ministère espagnol de l'Intérieur.
La loi du talion. Un régime démocratique peut-il utiliser leurs propres armes et leurs mêmes méthodes pour lutter contre les terroristes? Miguel Courtois pose à nouveau la question, après s'être déjà beaucoup interrogé sur la question basque, sa région d'origine, dans El lobo. Il le fait dans un thriller vendu au public comme un nouveau chapitre à la gloire de journalistes scrupuleux et courageux, après Les hommes du président et Révélations.
Le rapprochement est flatteur pour une production qui peine à se situer au niveau de ces modèles. La faute d'abord à un scénario bien mal bâti. Certes l'histoire est complexe, et elle se déroule sur une bien longue durée. Mais l'utilisation de flashbacks embrouille encore un peu plus la donne, et provoque des chutes de rythme et de tension dommageables pour l'intérêt que l'on peut porter à l'intrigue, secouée par une bande-son parfois incongrue. Sans compter qu'en parallèle une aventure sentimentale entre les deux protagonistes vient parasiter le coeur du propos. Mais justement, c'est la conviction que mettent José Garcia et Natalia Verbeke à faire vivre leurs personnages qui entretient l'intérêt que l'on peut porter à ce récit. Ils s'y donnent avec une fougue et une vigueur qui auraient demandé à être plus subtilement utilisées.
interzone, lemans : "G.A.L. est un bon film"
Je reviens juste de voir le film G.A.L. Et bien c'est un film à voir. Absolument intéressant. LE scénario est bon. Le jeu des acteurs est complètement dans la justesse. Le thème traité est vraiment bien réalisé. J'ai passé un bon moment. D'un point de vue général, G.A.L est un bon film. (17/05/2008)