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Le futur aéroport mêlera financements privés et publics. Nantes Métropole pourra y participer mais uniquement si cela « s'avérait indispensable ». : Archives Presse-OceanArgent qui pourra être débloqué si cela « s'avérait indispensable » et uniquement en complément de moyens consentis par l'État, la Région et le Département. En retour, le texte prévoit que l'État cofinance le projet de desserte tram-train.
« Chèque en blanc »
« Nous sommes en train de signer un chèque en blanc, a pointé Jean-Philippe Magnen, pour les élus Verts et alternatifs, opposés au projet. Cela pour une période de 55 ans, c'est-à-dire la durée proposée pour la concession ».
Inquiétudes sur le coût du projet, et donc sur l'éventuelle participation de la communauté urbaine, également formulées par Yves Aumon (MoDem), pour le groupe Centre, démocratie et progrès. « Les estimations dont nous disposons sont-elles pérennes (N.D.L.R. - 584 M€ HT) ? Quel sera le montant réel de l'engagement de l'État ? », s'est inquiété l'élu après avoir rappelé son soutien au projet.
« Déclaration de principe »
« Il s'agit ici d'une déclaration de principe. On ne peut pas parler d'un chèque en blanc, les sommes débloquées seront inscrites au budget », répondra Jean-Marc Ayrault, président de Nantes Métropole, dans son allocution finale.
De son côté, Yann Rolland (UMP), pour Équilibre et démocratie, s'est réjoui de « modalités de financement mêlant public et privé qui permettent d'envisager la construction d'un équipement sans lourdes charges pour l'État et les collectivités ».
Avenir de Nantes-Atlantique
Des nombreuses interventions qu'a provoqué le sujet, une autre question est revenue plusieurs fois. Le texte voté hier prévoit « une valorisation des terrains de Nantes Atlantique » laissés vacants par le déménagement.
Or, pour Dominique Raimbourg (PS), « il faut penser le départ dès maintenant pour ne pas se retrouver avec une friche industrielle ». Michèle Gressus, maire de Bouguenais, prévient : « Les incertitudes autour de la zone aéroportuaire et d'Airbus pourraient entraîner des délocalisations ».
Les deux élus socialistes bouguenaisiens se sont abstenus lors du vote. Scrutin dont l'issue a largement penché en faveur du texte avec 89 voix pour, 17 contre et 5 abstentions.
Etienne Mvé-Le Gall