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Frédéric Cottier, chef de pistes et cavalier de renommée internationale : « Je trace des parcours que j'ai envie de monter. Je n'ai hélas jamais gagné à La Baule. » C'est un travail de mise en scène. Lorsque je conçois un parcours, il doit être suffisamment difficile pour les cavaliers tout en restant assez confortable pour les chevaux. L'ensemble doit être spectaculaire et agréable à suivre pour le public.
Qu'entendez-vous par confortable pour les chevaux ?
Les chevaux sont très sollicités, ils sont en compétition en moyenne tous les quinze jours. On peut casser un cheval si on l'oblige à puiser sur ses réserves. Il faut éviter de l'effaroucher, qu'il se retire devant l'obstacle. Nous devons préserver avant tout ses qualités physiques et mentales.
Il existe donc de nombreux types de parcours, avec des niveaux de difficulté différents adaptés aux cavaliers et à leurs montures ?
Il y a des parcours de formation, des épreuves dites de vitesse et des épreuves majeures. Pour chacune d'entre elles, il faut un cheval différent. Le Jumping de La Baule compte trois parcours « phare ». Chacun d'entre eux est construit différemment. J'impose au parcours une vitesse en fixant un temps limite sanctionné par une pénalité. On peut jouer sur cette vitesse pour le rendre plus ou moins difficile.
Vous pouvez donc vous tromper lors de la conception d'un parcours sur le niveau de difficulté que vous désirez imposer ?
Bien sûr, car je me base sur mon expérience et aucun essai préliminaire n'est prévu. Cependant, il est possible de modifier le temps de course imparti durant les trois premiers passages. Des paramètres psychologiques entrent également en ligne de compte. Lorsqu'un cavalier de renom réussit ou échoue sur un obstacle, l'incident a des répercussions sur ses concurrents.
Michel GODIN.