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L'un des ouvriers, un « grimpeur », tronçonnait 20 m plus haut une très grosse branche (quatre mètres) quand celle-ci est venue s'abattre sur la tête de Michel Tual, qui se trouvait au pied de l'arbre. Les pompiers du Pouliguen ont eu beau faire, ils n'ont pu le réanimer. L'homme est décédé des suites de ses blessures, au centre hospitalier de Saint-Nazaire.
L'enquête conjointe du commissariat de La Baule et de l'Inspection du travail va tenter d'établir les circonstances du drame. A priori, aucun périmètre de sécurité n'est obligatoire dans ce type de chantier. Les ouvriers, sous le choc, n'ont pas tous été entendus mais des négligences paraissent incontestables. L'homme ne portait par exemple pas de casque de protection alors que la réglementation de la profession, très stricte en matière de sécurité, l'impose.
Cette triste nouvelle étonne en tous cas les professionnels. Gilbert Thépaut, qui dirige une entreprise d'élagage à Bouguenais, réagissait hier : « On fait un métier à risque où le danger zéro n'existe pas, c'est sûr. Mais c'est bien la première fois que j'entends dire qu'un homme de pied a un accident comme ça. La profession compte un ou deux accidents mortels par an qui touchent plus souvent les grimpeurs, plus rarement les hommes de pied... » Dans ce genre de chantier, l'homme de pied ramasse les branches une fois tombées. Il remplit d'ordinaire le rôle de protecteur au cas où il arriverait quelque chose au collègue monté dans les branches.
Lucie Beaupérin