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Pierrick, la pression du favori ne vous empêche pas de dormir ?
Non, pas vraiment. Je suis habitué depuis 2005 à être cité parmi les candidats à la victoire. Je sais gérer cela. Je sais aussi que sur une course d'un jour tout est possible. Il faut avoir les bonnes jambes et avoir la réussite. Mais c'est aussi tactique, dans une équipe comme Bouygues Telecom, il faut aussi sacrifier des coureurs et savoir prendre des risques.
Sylvain Chavanel est le meilleur Français depuis le début de saison, c'est votre principal adversaire ?
Chavanel ne m'impressionne pas. Je le connais, comme les autres. Au championnat, dans une course de 240 kilomètres, on retrouve toujours les mêmes dans le final. Il y aura du marquage, c'est sûr, comme chaque année.
Ce maillot tricolore, il représente quoi pour vous ?
C'est la culture et la tradition de notre sport. A chaque début de saison, on pense à ce championnat en se disant que ce sera un objectif de le conquérir. Le porter pendant un an est un honneur dont j'ai, de nouveau, envie. C'est une grande reconnaissance. Quand j'étais cadet, au club de Marmande, je me souviens d'Armand De las Cuevas en photo avec ce maillot dans le club. Ce maillot, tout coureur en rêve. C'est une fierté de l'avoir gagné. L'avoir une deuxième fois, c'est possible si on court bien, mais beaucoup d'équipes prennent un malin plaisir à nous faire perdre.
Pourquoi ?
(Soupir) Je ne sais pas.
Vous serez toujours chez Bouygues Telecom, la saison prochaine ?
Je suis bien ici. J'ai reçu une proposition mais j'attends. Je ne serai pas contre une expérience à l'étranger. Mais pour partir, il faut être sûr d'être mieux ailleurs.
Recueilli par Vincent COTÉ.