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Christophe Marc réalise lui-même les tests pour vérifier la qualité des métaux précieux vendus. : Photo NDAu final, peu importe l'objet : « La plupart du temps, ce sont des bijoux mais on peut aussi avoir des prothèses dentaires, des vieilles pièces de monnaie ».
Surveillé de près
Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'activité du buraliste n'a rien d'un petit commerce d'arrière-boutique. Tout est parfaitement légal et encadré. Depuis un an, le Brazza fait partie du réseau VPO, société strasbourgeoise spécialisée dans cette activité. Les services de l'État, quant à eux, surveillent les opérations de très près : « Nous sommes assermentés par les douanes », précise Christophe Marc. « J'ai également un cahier de police que je remplis régulièrement ».
Les visites de la police
Alors comment faire pour vendre son or ? Rien de plus simple. Le gérant du Brazza a tout le matériel pour vérifier la qualité de la camelote : « Je teste l'or avec des acides pour savoir si c'est 8, 14 ou 18 carats ». Il dispose également d'une balance « contrôlée par l'État ».
Pour le vendeur, l'opération est donc rapide, avec l'avantage non négligeable que le règlement se fait en cash, immédiatement. « Les vendeurs sont souvent des gens qui traversent des difficultés financières, ou qui veulent simplement se débarrasser de vieux bijoux », poursuit ce dernier. « Évidemment, s'il y a des vols sur Saint-Nazaire, je reçois la visite de la police ».
Les tarifs sont variables. À titre d'exemple, l'or 18 carats est racheté 3,58 € le gramme. Alors pour celui qui veut se délester de sa « quincaillerie », inutile d'espérer un véritable eldorado.
À l'exception peut-être des Louis d'or qui peuvent approcher les 100 € l'unité, en fonction des cours de la bourse. Christophe Marc se rappelle d'ailleurs d'un bon « client », venu vendre plusieurs pièces d'or pour environ 3 000 €. Là ça devient intéressant, surtout pour le buraliste qui prélève une commission sur chaque opération (entre 8 et 13 %). « On ne gagne pas sa vie avec cette activité, cela représente un plus », concède l'intéressé. « Mais pas suffisant pour compenser la baisse d'activité liée à l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics ». Mieux que le tabac, l'or reste au moins une valeur sûre.
Nicolas Dahéron
Le Brazza, 37 avenue De Gaulle à Saint-Nazaire.