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La rénovation des quartiers ouest

Édition du samedi 28 avril 2007

Bayet-Escurat déménage au coeur de la Chesnaie

L'école Bayet-Escurat va disparaître pour mieux renaître au coeur de la Chesnaie. Les enseignants imaginent en ce moment leur futur lieu de travail.

« C'est le dernier groupe scolaire construit à Saint-Nazaire et ce sera le premier à disparaître ». M. Hauray, le directeur de l'école élémentaire Bayet-Escurat, son équipe et celle de la maternelle ont un beau défi à relever. En 2011, les élèves entreront dans un nouvel établissement implanté au coeur du quartier de la Chesnaie.

Tout le monde s'est mis au travail et imagine, au rythme de réunions, l'école Bayet-Escurat du futur. « Il s'agit de remettre de la mixité sociale et de prévoir l'arrivée de la cité sanitaire », confie M. Hauray. Une mixité qui a existé dans les premières années de la création du lotissement pavillonnaire de la Chesnaie, mais qui tend à disparaître, les enfants grandissent.

L'équipe s'appuie sur un document de l'Education nationale « Construire des écoles » pour alimenter sa réflexion et s'est entourée de spécialistes comme un conseiller pédagogique en musique. « Il nous donne des conseils en ce qui concerne la sonorité des lieux, les matériaux à utiliser... ». Ces professionnels savent « que selon le type de bâtiment, on génère des fonctionnements ». Etage ou pas, salles collectives, lieux pour le travail en équipe, mais aussi pour inciter les enfants à l'autonomie... Autant de questions sur lesquelles les partenaires planchent. Il faut aussi imaginer la circulation autour de l'école : « Les déplacements des usagers, le stationnement des voitures, un endroit pour mettre les poussettes... ».

Les enseignants tiennent à ce que l'endroit « reste un endroit protégé et respecté, comme c'est le cas aujourd'hui. Mais nous aimerions aussi qu'elle inclue des espaces ouverts aux parents, des endroits à partager ». La vie de l'école ne laisse déjà pas indifférents les acteurs du quartier : « Les partenaires socio-éducatifs et culturels nous permettent d'être réactifs dans le suivi des élèves. Nous avons aussi créé des liens avec l'Espace civique ».

En ce moment, Bayet-Escurat connaît une ambiance inédite : « On n'a plus d'arrivée de nouveaux élèves, c'est le gros changement. Nous sommes plutôt habitués à beaucoup de mouvement. Les immeubles murés inquiètent un peu les enfants qui restent ». L'école élémentaire a perdu deux classes ces deux dernières années. Les futurs bâtiments devraient abriter neuf classes en élémentaire et sept en maternelle.

Ouest-France

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