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Le président du conseil général Patrick Mareschal et la vice-présidente Françoise Verchère (photo de gauche) ont enfourché leur bicyclette. « Le département a racheté les terrains lors de l'abandon de la ligne par la SNCF, au début des années 1980. La majorité précédente avait prévu de l'aménager en large voie bitumée », confie Françoise Verchère, vice-présidente du conseil général en charge de l'environnement.
Créer des boucles
À son arrivée aux affaires,l'équipe de Patrick Mareschal demande au service des infrastructures du conseil général de réétudier le dossier. Avec une approche plus écologique. « Nous avons voulu aménager un itinéraire multi-randonnée, accessible à la fois aux marcheurs, aux cyclistes et aux cavaliers en respectant le plus possible la nature. »
Adieu le bitume ! L'ancien ballast est concassé, broyé, puis stabilisé à l'aide d'un liant à base de ciment. Au bout du compte, les sociétés privées et les entreprises d'insertion livrent un large couloir de dix mètres de large sur 36,65 km de long, s'étendant donc du bourg de Carquefou à Saint-Mars-la-Jaille, au nord-est. « La voie pourrait se prolonger au-delà. Nous allons en parler avec nos homologues du Maine-et-Loire », observe le président du conseil général Patrick Mareschal, venu pédaler sur son propre vélo.
La piste stabilisée ne dépasse pas deux mètres de large, mais elle est bordée, de part et d'autre, de larges accotements couverts d'herbes. L'itinéraire, protégé par une centaine de barrières de bois, traverse ou enjambe des petites et des grandes routes, longe les anciennes maisons de garde-barrière, gares et haltes ferroviaires, plonge dans de frais tunnels de verdure, émerge en bordure de prairies ou de bois.
Ce parti pris de nature ¯ qui s'apprécie à l'oeil, au nez et à l'oreille ¯ a, aussi, permis de diviser la facture par deux par rapport au projet initial.L'ensemble revient, quand même, à un peu plus d'un million et demi d'euros. La nouvelle voie verte offre d'excellentes conditions de sécurité aux individus et aux familles. Mais elle offre peu d'occasions de visite touristiques ou de découverte.
Sauf en quelques points, comme à Teillé, où la rencontre entre les deux groupes est prévue sur le site de l'ancienne halte ferroviaire. C'est le dernier endroit où des rails ont été conservés. L'Armat, l'association de rénovation des monuments anciens de la commune, rêve d'y réinstaller un ou plusieurs wagons de l'ancienne ligne. Et Paul Roussel, de l'Armat, vante les attraits du proche musée Au siècle passé.
Pour le conseil général, la voie verte n'est qu'un début. « Nous invitons chacune des communes traversées à créer leurs propres boucles de randonnée et de découverte », remarque Patrick Mareschal.
André FOUQUET.