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La rénovation des quartiers ouest

Édition du mercredi 12 septembre 2007

20 000 logements à bâtir dans l'agglomération

Pour répondre à ses besoins, l'agglomération nazairienne prévoit la construction de 20 000 logements d'ici 15 ans. La chasse aux terrains urbanisables est ouverte.

Une nouvelle fois, les élus de l'agglomération ont parlé logement, pour leur réunion de rentrée, mardi soir à Cinéville.

La Carene qui vient de renforcer son service habitat a redigéré toutes les données en sa possession et l'objectif a encore pris un coup de pouce : « Il faut produire 20 000 logements d'ici 15 ans, soit une moyenne de 1 350 par an », indique Hélène Allegret, directrice de l'habitat.

Survie économique

Les raisons de cette inflation sont connues. Aujourd'hui le nombre moyen de personnes par logement baisse. Pour cause de décohabitation (familles qui se séparent) et d'allongement de la durée de la vie. Dans le même temps l'attractivité des zones littorales se renforce. « Il faut maintenir les conditions suffisantes pour que les jeunes actifs en début de carrière, qui ont donc encore de petits moyens, puissent accéder à la propriété. Sinon ils vont s'éloigner », martèle le président de la Carene, Joël Batteux. « Ne pas disposer d'une offre suffisante en logements peut devenir un problème pour l'économie locale. Les entreprises ne se développeront pas, là où leurs salariés ne peuvent se loger. »

Alors la Carene met les bouchées doubles et joue les équilibristes pour développer harmonieusement le logement social, l'accession aidée et l'accession à la propriété. Un enjeu à inscrire sur un territoire fortement contraint. Il est cerné par les zones naturelles protégées, les zones à risque industriel et les règles imposées par la loi littorale. « Sans oublier notre choix de maintenir une activité agricole pour vingt ans », souligne encore Joël Batteux.

Maîtrise des prix

Premier écueil : la maîtrise du foncier, c'est-à-dire trouver des terrains urbanisables, sans que les prix s'envolent. Ensuite engager les procédures au pas de charge. « Entre le moment où le terrain est trouvé et la livraison des logements, il se passe aujourd'hui quatre ans », explique encore Joël Batteux. « D'où l'importance d'anticiper les besoins. Car au moindre déficit de l'offre ce sont les prix de vente qui augmentent. » Autre difficulté : la saturation des carnets de commande des entreprises du bâtiment. « En leur donnant des perspectives sur un plus long terme, la Carene va aussi les accompagner sur les questions de formations et d'embauches. »

Car il va y avoir des tonnes de béton à couler et des milliers d'heures chantiers à réaliser. La Carene n'a pas encore affiné toutes les mesures qu'elle met en place pour favoriser cette évolution du parc, mais elle prévoit déjà d'injecter 25 à 30 millions d'euros de crédits d'accompagnement pour sa politique de soutien. En maintenant le logement social à son niveau actuel : 20 % du parc total.

Cyrille PITOIS.

Ouest-France

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